QU’EST-CE QUE LA S.S.J.B. ?

«Un organisme destiné à regrouper tous les citoyens désirant travailler à la promotion des intérêts des Canadiens français.»




UN PEU D’HISTOIRE

Il existe une Société St-Jean-Baptiste dans le diocèse de Sherbrooke depuis le 9 mai 1858.

Cependant, en 1939, peu de temps après l’arrivée de feu Son Excellence Mgr Philippe Desranleau, premier Archevêque de Sherbrooke, la Société St-Jean-Baptiste diocésaine était fondée.

Il y avait déjà des Sociétés St-Jean-Baptiste qui existaient un peu partout dans la région. Ainsi depuis 1880, la St-Jean-Baptiste de Richmond existait et en 1886, celle de Coaticook. Il y en avait d’autres à à Saint-François-Xavier-de-Brompton, à Lac-Mégantic, à Magog et ailleurs.

C’est à la demande de l’Archevêque de Sherbrooke que feu Mgr Ira Bourassa, prêtre-curé de Bromptonville à l’époque, fondait avec les Dr Olivier, Notaire Ouellet, Madame Ouellet, le notaire Côté de Richmond, M. Antonio Daigle de Coaticook et bien d’autres, la Société St-Jean-Baptiste diocésaine.

En 2012, on célébrait le 73e anniversaire de fondation de cette Société diocésaine.




NOS BUTS

- Unir et protéger, au point de vue national, économique, social et linguistique les Canadiens de langue française.

- Promouvoir l’instruction et l’éducation; soutenir des oeuvres de bienfaisance et de prévoyance sociale.

- Organiser, diriger, encourager toutes activités et réalisations patriotiques, philanthropiques ou scientifiques.





SERVICE D’ENTRAIDE

Fondation: Le 7 novembre 1941

Actif: Notre actif atteint maintenant la somme de 7 379 714 $.

Membres: À la fin de décembre 2011, le Service d’Entraide comptait 7 769 membres.

Membres décédés: Depuis la fondation du Service d’Entraide, plus de 11 190 membres sont décédés.

Un total de 12 493 000 $ (DOUZE MILLIONS $) a été versé en DONS aux familles éprouvées.

Buts: En plus du réconfort moral apporté à la famille éprouvée, le Service d’Entraide aide ses membres à défrayer les coûts rencontrés inévitablement à l’occasion d’un décès. Moyennant une prime annuelle minime, la Société verse un don substantiel à la famille, le jour même du décès d’un de ses membres.


Depuis 1966, nos dons sont assurés par:
- l’Économie Mutuelle d’assurance (1966-1975)
- Les Artisans Coopvie (1976-1982)
- Les Coopérants (1982-1992)
- Groupe La Mutuelle (1992-1999)
- CLARICA (2000-2003)
- Sun Life (2003)
- La Survivance (2010)
- Humania Assurance (2013)



PRÉSIDENTS

Depuis cette date, 23 présidents se sont succédé à la tête de cette Société. Au cours de toutes ces années, nombreuses ont été les initiatives qui nous sont venues de nos sections et qui ont marqué la vie de notre Société.




ACTIVITÉS


Amélioration de la langue parlée et écrite

Ce mouvement a été fondé pour regrouper les Canadiens français, pour voir à leur épanouissement et aussi à la promotion de leurs intérêts communs. L’amélioration de la langue parlée et écrite a toujours été une préoccupation majeure dans notre mouvement. Nombreux furent les concours de francisation organisés pour les étudiants de nos écoles. Chaque année, la société organise le concours de productions littéraires qui s’adresse aux élèves de niveau secondaire à travers toute la région de l’Estrie.



Prix annuels

Dans le but d’encourager les nôtres et de reconnaître leurs performances dans différents domaines, des prix ont été lancés et distribués chaque année. Ainsi, le prix littéraire « Juge-Lemay » est attribué depuis 1952. Un peu plus tard, le prix musical « Valmore-Olivier » était lancé en 1959. Le prix sportif « Eugène-Lalonde » en 1969; le prix culinaire « Ovide-Boucher » en 1981; et le prix de la personne d’affaires « Charles-Émile-Bélanger » fut lancé en 1985. En 1989, on attribuait deux nouveaux prix: celui du journalisme, le prix « Françoise-Gaudet-Smet »; et celui de la personnalité féminine, soit le prix « Germaine-Cambron-Crépeau ». En 1996, nous avons voulu souligner l’engagement communautaire ou le bénévolat en attribuant le prix « Imelda-Lefebvre ».

Parmi les initiatives dans le domaine culturel, notons l’organisation du Salon du Livre qui a eu lieu dans notre région. Il avait été organisé par notre Société en 1952. Aujourd’hui, un organisme s’occupe de cette foire annuelle du livre.




Entraide

Au point de vue social, notre Société a voulu aider des familles dans le besoin. Ainsi à l’occasion du décès d’un membre, notre Société souscrit à la famille éprouvée la somme de 1 000 $ à 15 000 $ par son Service d’Entraide.

Globalement, depuis le lancement de ce Service en 1941, notre Société aura distribué plus de 11 190 dons pour un grand total de 12 493 000$ à des familles éprouvées par le deuil.




Tourisme

Notre Société, par ses résolutions aux différents congrès annuels, a réclamé qu’on développe le tourisme en Estrie et principalement autour de Magog-Orford, Lac-Mégantic, Disraeli, etc.

Au point de vue économique, notre Société a toujours vu à la promotion du tourisme dans notre région. Nombreux sont les dîners-causeries, les congrès et rencontres de toutes sortes qui n’ont pas manqué de suggérer aux autorités gouvernementales, tant fédérale que provinciale et municipale, des initiatives favorables à la promotion du tourisme dans notre région.




La SSJB présente à son milieu

Notre Société a toujours accordé son appui aux autorités gouvernementales soit municipale, provinciale et fédérale ainsi qu’aux organismes tels que les Commissions scolaires, les Chambres de Commerce, les Municipalités régionales de comtés, les institutions d’enseignement publiques et privées, les Chevaliers de Colomb, L’AFÉAS, les CLSC, les associations touristiques, les sociétés de bienfaisance, de charité, etc.



Concours de productions littéraires

En 1984, notre Société lançait son concours de productions littéraires « Roland-Dubois ». Le concours s'adresse aux élèves du secondaire de tous les établissements d'enseignement des secteurs publics et privés. Ces textes représentent les meilleures rédactions de différents niveaux provenant de quatorze écoles participantes. Avec ce concours la société souhaite encourager les étudiants à développer leur talent d’écriture.



La Fête de la Saint-Jean-Baptiste

La célébration de la St-Jean est organisée à chaque année pour manifester notre fierté nationale en ce jour de fête. Nous en profitons pour célébrer une messe en l’honneur de notre patron Saint-Jean-Baptiste, pour ensuite avoir un cocktail d’honneur et une réception. Environ 150 personnes y participent chaque année.




RÉALISATIONS


Prêt d’honneur / Dîners-causeries

La société organisait des campagnes d’aide aux étudiants, a fondé un prêt d’honneur actif jusqu'en 1984 et organisait des dîners-causeries (495 évènements) qui étaient des soirées de formation et d’information populaire. À ces soirées, on invitait un conférencier qui traitait d’un sujet donné. Ces activités étaient autant d’occasions d’aider et de rencontrer nos membres.



La toponymie

Parmi les plus grandes revendications au point de vue de la toponymie, notons les appellations suggérées telles que le boulevard Bourque et le Carrefour de l’Estrie à Sherbrooke. Tous les noms de rues, parcs, places ont été formulés par le Comité de toponymie de notre Société qui pendant 30 ans et ce, tout à fait gratuitement a effectué de nombreuses recherches historiques en vue de donner à Sherbrooke un beau visage français.



Université de Sherbrooke

Notre Société a été le premier mouvement à lancer l’idée d’une Université à Sherbrooke deux ans avant sa fondation en 1954.



Résidence de l’Estrie

La Résidence de l’Estrie était située au 500, rue Murray à Sherbrooke, aujourd’hui connu comme étant le pavillon administratif du CSSS-IUGS. À l’origine de sa construction, ce bâtiment était le Grand Séminaire des Saints-Apôtres. Lorsque celui-ci est devenu désert, nous avons suggéré qu’il serve aux diocésains ayant souscrit à cette œuvre. Cette suggestion a été acceptée et les diocésains sont devenus des usagers de ce magnifique domaine, ce qui a été nommé la Résidence de l’Estrie.



Place de la mairie / Vieux palais de Justice

En 1983, dès l’annonce de la construction d’un nouveau Palais de justice à Sherbrooke, notre Société lançait l’idée que la Ville de Sherbrooke se porte acquéreur de cet immeuble très riche en architecture pour y loger la mairie. Cette réalisation permettait à Sherbrooke d’avoir un hôtel de ville semblable à ceux de Montréal et de Québec. Après un premier refus, la Ville de Sherbrooke a révisé sa position et a réalisé notre idée lancée auparavant. Les Sherbrookois sont maintenant très fiers de leur hôtel de ville.



Religieux

Du point de vue religieux, notre Société a toujours été un mouvement confessionnel. Nombreux sont les mots d’ordre et les campagnes qui ont été lancés pour que l’école demeure confessionnelle; que l’Université de Sherbrooke soit reconnue comme université confessionnelle, etc.




Autoroute de l’Estrie

Notre Société a donné son appui au comité qui réclamait, en 1960, la gratuité sur l’autoroute de l’Estrie. Le 1er septembre 1985 le projet était réalisé grâce à de nombreuses démarches de notre mouvement. En janvier 2000, notre Société a lancé une vaste campagne (7 000 signatures ont été recueillies) pour demander à la population de se prononcer sur l’initiative de rendre hommage à M. J.-Armand Bombardier en attribuant son nom à une autoroute, soit la 10 ou la 55. L’autoroute 55 porte maintenant le nom de J.-Armand Bombardier de Stanstead à Drummondville.



L’Estrie, une belle région et un beau nom

Ce nom pour désigner notre région en vue de remplacer «Les Cantons de l’Est» a été lancé par feu l’abbé Maurice O’Bready en 1946. Il appartient toutefois au comité de toponymie et à notre Société le fait de l’avoir propagé. Aujourd’hui, après 50 ans de détermination et de luttes, ce beau nom qui désigne notre région est utilisé par tous et partout.



Le fleurdelisé

Le drapeau des Canadiens français et de notre Société que l’on appelait autrefois faussement «le drapeau à Duplessis» a été officiellement adopté par le Gouvernement du Québec le 21 janvier 1948. Cependant, il était loin de faire l’unanimité dans le peuple. Notre Société, dès 1954, s’est fait la propagandiste de l’affichage de cet emblème.

C’est à la suite de demandes répétées que le 22 juin 1968, le gouvernement du Québec adoptait un arrêté en conseil décrétant que le drapeau Fleurdelisé devait obligatoirement être hissé en permanence sur tous les édifices appartenant ou louées au Gouvernement du Québec, de même que sur toutes les institutions d’enseignement du Québec. À notre suggestion, le gouvernement du Québec a proclamé le 21 janvier, Journée annuelle du drapeau québécois.




Croix du rocher Mena’Sen au Pin Solitaire

Pour commémorer le 400e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier, la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke organisait un défilé sur l’eau au confluent des rivières Magog et St-François, le 24 juin 1934.

Les dirigeants de notre Société ont obtenu du Gouvernement du Québec, par des lettres patentes signées par l’Honorable Lieutenant Gouverneur E. Léon Patenaude, que le Rocher du Pin Solitaire, soit donné par le Gouvernement du Québec à la Société St-Jean-Baptiste du Diocèse de Sherbrooke. Ce rocher a une superficie de deux centièmes d’acre.

À cette occasion, la Société St-Jean-Baptiste avait organisé une souscription et avait procédé à l’érection de la Croix lumineuse qui est toujours au milieu de la rivière St-François. La Ville de Sherbrooke avait accepté, à ce moment, de l’entretenir et de l’illuminer à perpétuité.

Voilà un fait historique que peu de Sherbrookois et d’Estriens connaissent mais qui est tout à l’honneur de notre Société et de ses dirigeants des années ’30.





CONCLUSION

Nous pourrions allonger encore longtemps cette liste de faits et gestes, d’initiatives, de mots d’ordre, de campagnes qui ont été lancés et menés à bon port grâce au dévouement des membres de notre Société.

Ce n’est pas tout, avec l’équipe actuelle tant au Conseil diocésain qu’aux différents comités, nous avons tous les éléments pour connaître des succès encore plus grands et plus éclatants.

Notre Société, qui s’est donné comme mission de travailler au mieux-être de la collectivité canadienne-française, veut être à la fine pointe de l’actualité pour acheminer vers les autorités compétentes les suggestions, les revendications et les aspirations de nos membres.

Si la Société, il y a 154 ans, n’avait pas été fondée, nous pourrions nous demander ce que serait devenue notre région. Nous avons la nette impression que notre Société a beaucoup contribué au développement économique, social, culturel et religieux de l’Estrie.